• Notre camarade Angeline a assisté au Kisoque du 13 février dernier avec nos amis « Les Malades de l’imaginaire » et en a retenu une sombre histoire de crayon. Pour vous, en exclusivité, elle témoigne.

    Thème : Pression sociale à la manière d’un film policier

    Le commissaire et son associé confirment que la victime est bien morte. Deux personnes discutent au sujet de leur collègue de 15 ans de boîte, qui a été retrouvé dans le parc trucidé. L’un suspecte Stéphanie de la compta pour l’argent, l’autre Katia. Le meurtrier rentre au bureau au niveau de la réserve des crayons à papier à mine HB et demande à en avoir 50 boîtes de 50, ce que l’employé trouve beaucoup pour le mois sachant que c’est la 3ème fois qu’il en demande, mais accepte pour finalement se faire tuer. Les commissaires questionnent un employé qui les connaissait tous puis l’accusent. Le meurtrier continue à tuer les employés pour prendre leur place et monter dans la société.

    Il faut de la pêche et du punch à Jean-Jacques qui doit complètement changer sa manière de travailler. Il faut qu’il vende plus de crayons HB bien taillés ! Sa patronne lui demande de lui parler du produit pour savoir s’il a les bons arguments : à 1euros 50 et les 10 pour 12euros… Il doit travailler le slogan. Sa responsable lui propose de faire une simulation de vente et il s’entraine : « pas de crayon pour le sudoku à quel dommage ! Vous avez une gomme mais pas de crayon pour écrire ?  Vous voulez vous gratter la tête, mais n’avez pas de doigt ? Pas de bombe lacrymogène dans votre sac à main ? Vous désirez faire la liste des courses au lit, pas de soucis prévoir un crayon à mine HB bien taillé sur la table de nuit !…  A l’issue de cet exercice concluant Jean-Jacques sera augmenté de 0.05% mais comme le crayon se gomme, sa patronne prend un stylo bic. D’ailleurs l’entreprise bic recrute, mais on ne peut pas les tailler !

  • Extrait de L’invitation au voyage, Charles Baudelaire

    Approchez, approchez messieurs dames. Dépêchez-vous l’embarquement est bientôt terminé. Prenez garde à la fermeture des portes et surtout n’attachez pas votre ceinture ! Pas besoin lorsqu’on voyage sur Air Kremlimpro. Les turbulences c’est ce qu’il y a de meilleur !

    Les voyages forment la jeunesse alors commençons par une petite remontée du temps vers l’époque innocente des amours adolescentes contrariés par les mauvais coups d’un derme capricieux. Herpes un jour, herpes toujours et pas de galoche pour lui aujourd’hui. Reprenons un peu de hauteur et dirigeons-nous vers la douceur du soleil provençal. Au bar des baltringues, le Pastis pastisse, les glaçons glaçonnent…quand soudain : « sert moi un, non deux perroquets ! » Drame, scandale, révolution qui gronde…éloignons-nous vers des contrées plus apaisées. Une fourrière ou les animaux ne sont pas toujours ceux que l’on croit, le cabinet d’un étrange médecin où la béquille d’un de nos passagers a elle aussi voyagé plus loin qu’elle ne le fera jamais. A votre droite, vous pouvez admirer et gouter la nonchalance des îles. Vous serez conquis par la chaleur de l’hospitalité des locaux, à moins que pour vous Lille ne s’écrive, à jamais et pour toujours qu’en un seul mot. Comme « Pomdterre ».

    Après une escale forcée suite à l’anévrisme malheureux d’un pauvre plombier, nous repartons vers le tréfonds de l’âme humaine au côté de l’enquêteur Marlowe et de son assistante afin d’élucider les meurtres du nyctalope à la dent. Gravé sur l’émail un étrange récit prend corps. Peut-être s’agit-il de la recette de la tapenade au curieux goût de rillette ? Oui, le voyage est aussi gustatif, olfactif, et tactile puisque (c’est bien connu) la tapenade se tartine aussi sur le torse velu des mâles en rut. Peut-être que cet amant défaillant en aurait eu besoin là où ces voisins slaves en ont visiblement abusé. Sur Air Kremlimpro nous n’avons pas peur de vous faire voler au-dessus des territoires interdits. Ceux de l’intime et des passions amoureuses qui tranche dans le vif. La faute aux tranchées !

    Enfin pour la fin de notre voyage nous vous proposons d’atterrir doucement, et en musique dans les rizières d’une chine mystérieuse et séculaire pour assister à la renaissance et à la fin tragique d’un grand maître du Kung-Fu ainsi qu’au début de la culture, bien connue aujourd’hui, de la noix de coco au pays des pandas. Nous espérons que vous avez passé un agréable voyage en notre compagnie et nous vous disons à très bientôt sur Air Kremlimpro.

    Pascal

     

     

     

     

  • Extrait de La Nouvelle Justine, Marquis de Sade

    Ça y est tout était joué, pourtant, sans être écrit à l’avance. Si vous aviez pour but de bien commencer 2014, c’est au premier quintet d’improvisation des Cariatides de cette nouvelle année qu’il fallait vous rendre, en ce 29 janvier.

    Veuillez avoir l’amabilité et non l’obligeance, lecteurs les plus coincés de consentir aux deux thèmes principaux de la soirée : les histoires de cul (au sens propre), et les histoires de cul (au sens figuré).

    Dès la première impro, Mitch ne veut sonner les cloches du mariage de Carole et Caroline, que si le prêtre, accepte de l’épouser. Tout finira bien. Puis, lors d’un repas de famille, Pascal est pris d’une diarrhée verbale, faisant chier tous les convives. Il parlera de son bureau sans ne jamais pouvoir s’arrêter.

    Puis le retour de Mitch et Blaise avec le thérapeute, Pascal, afin de traiter leur pogonophobie* (comme tout le monde le sait : peur des barbes). Ayant chacun une barbe, ils arriveront à se voir, puis se toucher, jusqu’à la jouissance ultime en se frottant ; mais aux Cariatides tout s’enchaîne, sans ne jamais se ressembler.

    C’est alors que la finale du championnat international de la fessée* s’offrit à nous, opposant le serbe à l’italienne, sous les infos très précises de deux commentateurs très impliqués. La fessée de Blaise (au ralentit) puis le doute. C’est l’ovation du public.

    Et c’est alors que la chasse aux papillons de Brassens apparaît, renommée : chienne* absente*. Ah chienne de vie, pourquoi tu fais ça ?

    5, 4, 3, 2, 1 deuxième mi-temps ! Tout d’abord Mitch montre ses talents au(x) bilboquet(s)*; jusqu’à quatre en même temps. Ah si tout le monde pouvait en faire autant. Puis c’est destination soleil*, Frédéric Lopez a fait gagner à Blaise une destination culturelle, non pas au cap d’Agde, mais chez les sept derniers Bangourous qui se promènent toujours nus. Juste après ? Imaginez qu’un parisien pêcheur d’huîtres* (oui oui, pêcheur) séduise une ostréicultrice et se transforme en grenouille … tout est dit.

    Plus tard, Astérix et Obélix partent dans la forêt. Obélix est sous le charme de Falbala, mais il pense à Astérix qui a des soucis d’érection. Le problème étant aussi que Falbala a fréquenté des albinos*. Autre impro, catégorie cercle des menteurs. Carole : « Oui, à la vulve ». Bon, si on résume, c’est Dupont, avec un t, et en couleur, sur le pubis. Maintenant faut passer la pommade … Son mari n’aime pas le tatouage*, il a l’impression de se faire tailler une flûte par un inspecteur. Et la dernière impro mais pas des moindre, la comédie musicale : la crapule* et l’épervier*. Julie s’est volatilisée. L’épervier doit la retrouver. Les crapules veulent leur rançon. Auprès d’un père qui aime Julie à sa façon. L’épervier vient la sauver et la ramène à son foyer. Le père mérite-il pardon ? Elle lui dira de toute façon.

    Et c’est ainsi avec les habituels Amants de Saint Jean, que je vous invite à vous lever et à applaudir le coach et les très bons joueurs de Kremlimpro. Dont Caroline et Blaise qui ont éblouis le public et jouaient pour la première fois leur Cariatides.

    Maxime

     

     

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    Extrait de « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare

    Ce jeudi au Sonar(t), la salle était pleine pour la rencontre entre Kremlimpro et la LIDE de Cergy-Pontoise et il était difficile de faire une revue de presse sans parler de …« BIP », car on ne parle que cela depuis une semaine dans tous les medias.

    Alors, on n’a pas parlé de laver son linge sale en famille, à coup d’insultes racistes mais plutôt d’un australien qui, voulant faire une surprise à sa femme, s’est retrouvé coincé dans son lave-linge.

    On n’a pas parlé d’aller-simple en enfer mais plutôt d’un aller-simple sur Mars pour les 1058 sélectionnés par la société hollandaise du projet MARS ONE.

    On n’a pas parlé du froid glacial qui nous envahit quand on pense à ces regards emplis de haine mais plutôt du vortex polaire qui a recouvert le nord des Etats-Unis en apportant des températures de -37°C et des mètres de neige.

    On n’a pas parlé des conflits géopolitiques mais de la guerre de celles-qui- veulent-absolument-le-petit-foulard-bleu-qu’elles-ont-repéré-depuis-2-mois-et qui-ont-fait-la-queue-pendant-2h-sous-la-pluie-avant-l’ouverture-des-magasins, mercredi dernier, jour d’ouverture des soldes d’hiver.

    On n’a pas regardé les tristes actualités voilées mais plutôt d’une réinterprétation du film « The Full Monty », ou de « la nouvelle STAR » ou encore de « la grande librairie » dans le zapping télé.

     On a parlé des mots inutiles de la langue française comme « Nabila » ou « coloscopie » sans en évoquer d’autres.

    Et le public est sorti heureux de ne pas avoir entendu parler de… « BIP »

    Finalement, dans quelques mois, on ne se rappellera probablement pas de quoi on n’a pas parlé, parce-que ce sera tombé dans les oubliettes de la bêtise humaine et c’est tant mieux !  

    Sylvie

  • Bonne année 2014!

     

    Arrêter de fumer, se mettre au mandarin

    Courir plus, rougir moins. Relire tout Zola.

    Tant de résolutions qu’elles nous tombent des mains,

    Sauf une : continuer de parler Kremlinois !

     

    Vous connaissez le sort que l’on réserve aux mots.

    On secoue, on mélange et toujours ils éclatent

    En rire (qu’on appelle « accent » chez Kremlimpro)

    Et là…pour tout vous dire…vous parler, on a hâte !

     

    Donnez-nous cette année encore toute neuve

    Et nous vous la rendrons, en impro, plus heureuse !

     

    Bonne année à tous et à très vite !

    Pascal au nom de tous les Kremlimpros

     

     

  • Extrait de La Quête, Jacques Brel.

    Jouer un match avec les Malades de l’imaginaire c’est comme retrouver, à l’occasion d’une fête familiale, ce cousin perdu de vu avec lequel on a passé tous nos étés chez mémé à la campagne. On se regarde, on se salue poliment, on se jauge un peu en mesurant les effets du temps, mais très vite reviennent des réflexes communs ; des serments à la vie à la mort ; des jeux d’enfants aux règles connues de nous seuls.

    Voilà pourquoi, lors du match d’improvisation qui s’est joué à la Camilienne, entre les Malades et Kremlimpro, ce 7 décembre 2013, après quelques improvisations de courtoisie, il était si difficile de savoir qui était qui. Malades ou Kremlinois ? Du 12e ou de la banlieue ? Il n’y avait plus qu’une bande de gosses tous de la même famille en train de jouer aux mafieux et aux policiers, aux pirates ou aux couples en crise. Sous la surveillance bienveillante de l’arbitre Philippe Saïd, les deux équipes ont exploré nombre d’univers. Parfois avec justesse, avec enthousiasme toujours. Du grand plongeon dans le monde du silence à l’attaque de zombies dans le PMU du coin, en passant par la joute verbeuse d’escrimeuses bavardes, c’est le plaisir de la rencontre, des retrouvailles, qui, comme à chaque match entre ces deux équipes, a conquis le public nombreux de la Porte de Charenton.

    Et si vous vous dites à l’issue de cette lecture que, bien que fort agréable dans le ton, cet article n’avait pas grand-chose à voir avec la petite citation en amorce empruntée au grand Jacques vous auriez raison. Mais cela voudrait dire aussi que vous ne connaissez pas Carole, dite Méméxo…ou que vous n’avez pas vu le match…ou les deux à la fois. Et dans chacun de ces cas, c’est dommage pour vous !

    Pascal

  • Extrait de Lysistrata, Aristophane

    Attention, éloignez les enfants et les âmes trop pures. Les mots qui suivent peuvent brûler les yeux. Non qu’ils se déploient en lettres de feux. Mais ils charrient avec eux un peu du torride brasier dont ils se font l’écho. Mercredi dernier, tandis que la bise mordillait les joues des quelques Parisiens égarés dans la rue Palestro, un chaud et langoureux baiser s’échangeait dans le secret d’une cave obscure et profonde. Aux Cariatides, le Kremlimpro faisait l’amour à son public…Alléluia !

    Un quintet d’impro diront certains. Cinq comédiens contre un public, oui mais tout contre ; murmurant à son oreille délicieusement passive de coquines histoires… ça y est ? Les enfants sont couchés ? Bien. L’exotisme d’abord. Celui des pays slaves où Chrisland, son glaive dressé, éperdu d’amour, recherche Hilgue. Elle est si mince la frontière entre Éros et Thanatos. Carole ensuite vient faire soigner par Jim un mal si mal et si mal placé. « Il faut ausculter Docteur ». Deux Efferalgans suffiront !

    Dans la moiteur amazonienne deux beaux bucherons aux muscles bandés et transpirants abattent à la hache, un à un, les arbres séculaires. Déforeste moi comme un vulgaire bois de l’ouest parisien semble hurler la forêt à travers la voix de cette militante écolo. Plus tard, Jim, tombé enfant dans une marmite de gingembre va réveiller la libido endormie de Joëlle, à moins que ce ne soit elle qui domestique la bête sauvage. Coucouche panier !

    Chez des voyants qui lisent dans les chaises ou le marc de café, les mariages sont des visions du passé avant même d’être l’avenir, célébrations dionysiennes de l’amour libre. D’amour il en est question dans la chanson qui clôt cette première partie. Les amants climato-sceptiques s’aiment de plus en plus fort au fur et à mesure que la planète se réchauffe, se réchauffe, se réchauffe…

    Dans la deuxième partie, les cœurs et les corps semblent enfin rassasiés. Alangui dans un demi-sommeil, votre serviteur s’est laissé bercer par quelques histoires de mouchoir, de lagon (bleu ?) et de pianiste incontinent. Mais c’est pour mieux se dresser tout entier et le rire d’abord au récit du diner de crevettes avec les Granger. Madame a un amant dans le placard, monsieur trousse la bonne, en bon camarade on s’échange…les cravates.

    Miss avril 2012 quitte le papier glacé du calendrier Pirelli pour venir se faire tripoter l’embrayage dans le fourbillou d’un garagiste aux mains couvertes de graisse noire et sale, humm, si sale. Rien n’arrête les Kremlimpro. En funambule du théâtre ils se jettent sans filet dans une dernière comédie musicale. Jim et Joëlle s’envoient en l’air pour notre plus grand plaisir de voyeurs. La grande famille du cirque s’agrandit sous nos yeux et pour notre plus grand plaisir.

    Prudes, saintes et angelots, si par hasard vous vous trouviez là et avez pris votre pied avec le Kremlimpro, il n’est plus temps de faire votre mijaurée. Vous irez brûler en enfer comme nous tous !

    Pascal

     

  • Extrait de « Le Feu « , I AM

     

     

     

     

     

     

    Je vais vous faire un aveu: avant de venir à cette soirée, je suis passé chez ma voyante. Des amis m’avaient invité à voir le match de l’équipe de France, alors j’ai hésité avec le tournoi d’impro : « normal ! ». En plus, il paraît qu’il y avait la petite Mia qui venait à la soirée foot pour me voir. Elle est célibataire, bien sûr.

    Donc, je vais voir madame STELLA et elle me raconte que les astres sont contre l’équipe de France et que, si j’ai l’intention de passer une très très bonne soirée, il faut aller au tournoi d’impro. Et vous me croirez ou pas, mais quand je suis arrivé dans la salle, les lumières des projecteurs faisaient reluire les maillots déjà transpirants des joueurs. Ils étaient tous près à rentrer sur le ring au péril de leurs mots. L’ambiance était brulante d’envie, le public scandait les noms des gladiateurs comme au temps de Jules César. A vous couper le souffle.

    La première période commence avec une attaque des « Nonsens » grâce à un péplum, dont la cité accueille le  dernier sage du nom de Prépuce qui déclare qu’il faudrait mieux faire l’amour que la guerre. S’en suit un appel de balle par nos amis suisses qui lors d’une soirée costumée bavent sur l’un des leurs, mais l’ambiance tourne au drame quand ils se rendent compte que ce dernier était là, caché derrière son masque de canard. Après ces quelques émotions, une petite page de pub radiophonique où se mélange un monde de délation naturiste à la fête de la nouille. J’ai envie de dire « dantesque » ! C’est sur un hors-jeu sifflé par l’arbitre que la période reprend car l’un des joueurs de la LIP est tombé enceinte de façon imprévue et refuse la péridurale. C’est alors que les Kremlimpro reprennent l’avantage avec un enchainement de dribbles où les aveux fusent dans tout les sens : « c’est pas mes cheveux ! » ou des « je porte ton slip ! ». Ce qui aboutit à une colocation « pilositocompatible et épilotractécompatible » : c’est donc le but !!!!!!

    J’utilise mon vieux mouchoir en tissu porte chance pour éponger mon front encore dégoulinant de plaisir devant la ténacité des combats.

    La période se finit par une combinaison des 4 équipes qui avancent, ensemble, dans une rame de métro où il ne faut surtout pas lâcher la barre de la main, et puis j’apprends par la même occasion qu’il paraît que c’est mieux devant, dans le train.

    Après une restauration bien méritée, la seconde période embraye rapidement par un corner somptueux tel une étoile filante qui pénètre dans l’atmosphère, avec une comédie musicale reprenant tous les dénouements du célèbre film de James Cameron « TITANIC ». J’ai donc dû ressortir mon mouchoir fétiche pour essuyer mes larmes. De l’art, je vous dis ! La soirée se clôtura  par une Panenka des étoilés de la soirée qui nous ont permis de revivre le vol 804 en nous servant du whisky, des icebergs, et bien sur de l’amour, car tout se finit bien dans un téléfilm de M6.

     Florian

     

  • « Les histoires d’amour finissent mal… en général »

    Extrait de  Les Histoires D’A, Les Rita Mitsouko

     

     

     

     

     

    Ce samedi à Courcouronnes, il a été beaucoup question d’amour…
    Tout d’abord entre les 2 équipes de Kremlimpro et de Lidie qui se côtoient, et s’apprécient depuis longtemps.

    Et puis sur la patinoire, quand une mère explique à son fils qu’elle ne l’a jamais aimé à la manière de Molière, du théâtre d’avant-garde ou comme un péplum, quand un concurrent jaloux fait tomber tous les dominos de l’équipe de France, mené par Arnaud, au profit de l’équipe Coréenne, ou encore quand un couple parle de son amour des chipolatas dans une comédie musicale déjantée.

    Et on a encore parlé d’amour avec un homme qui faisait semblant d’être amoureux de son beau-frère pour que sa femme se fasse poser des implants mammaires encore plus imposants ou entre une mère, Caroline, et son enfant attaché au radiateur encore une fois par amour…
    En seconde partie, l’amour a encore coulé à flots grâce à Julien qui trouvait la vie formidable même à distance de son amie figée en statue par l’entremise d’un sorcier un peu foufou.
    Pascal, quant à lui, attendait avec impatience que sa femme déménage « sa cabane à trucs », faute d’un amour usé par le quotidien « dégressif ».

    La soirée se terminait par une catégorie « trans-genre ». Henry Berrichon, alias Caroline Labbé, dirigeant de son état, devait rendre des comptes pour un nombre incalculable de petites stagiaires enceintes, incarnées par Romain, Pascal et Florian… A l’amour!!!

    De belles histoires d’amour qui resteront dans l’esprit des joueurs et des spectateurs comme de beaux souvenirs.

     

    Toutes les histoires d’amour ne finissent pas mal, preuve en est, le lien indéfectible qui unit les troupes de la Lidie et de Kremlimpro…

    Sylvie

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    Extrait de Les chaises, Eugène Ionesco.

     Dès l’arrivée du public dans l’étroite et chaleureuse salle des Cariatides, une rumeur enfla : il n’y aura pas assez de place pour tout le monde ! Car oui, les bons spectacles d’impro voient leur public se multiplier sans que les murs des salles de spectacle qui les accueillent n’aient la correction de s’écarter. En résonance comme toujours avec ses spectateurs, la troupe du Kremlimpro digéra cet état de fait pour saupoudrer chacune des histoires qu’elle inventa ce soir-là de quelques vérités universelles, à savoir : plus tu arrives tôt, mieux t’es assis! Désolé, les mots sont durs mais ce monde est une jungle.

    Dès la première impro, la famille idéale se fait animale. La meute de mamie Clémence n’a d’autre ambition que de pousser sa vieille carcasse du strapontin qu’elle occupe encore dans le grand train de la vie, non sans avoir au préalable essoré ses comptes en banque. Puis nous assistons à un jeu de chaises musicales où le baron Jim de Montignac, aidé de son valet Romain, cherche parmi trois prétendantes sa future baronne et opte pour la plus nue.

    Vous pensiez que l’institution familiale ne pouvait pas être plus mise à mal, c’est que vous n’avez pas vu le cœur de ce couple de chercheurs d’or en quête de Spa, noircir, corrompu par la précieuse pépite. Tintin lui-même voit sa relation avec Milou prendre un tour surprenant et préfère fuir l’amitié assourdissante de la Castafiore dans sa fusée habituelle. En Haute-Savoie rien de nouveau… Les étrangers toujours sur le siège éjectable du corps social, servent une fois de plus de bouc émissaire et une pauvre jeune fille suisse de passage est accusée de la disparition de 628 skieurs.

    En deuxième période, 4 jeunes enfants se disputent le fauteuil du plus vilain (manger son caca vaut 12 points) pour un misérable morceau de chocolat. Heureusement, le Père Bertrand viendra « sauver » l’âme du plus…enfin du moins…bref. Pedro, le dompteur de fauves, se trompe et n’empoisonne pas la bonne personne en draguant trois jeunes femmes difficiles. Dans une station d’épuration, Joëlle ira chercher son CDD au fond du trou.

    Et oui les enfants ! Les places sont chères au premier rang. C’est la leçon apprise par ce touriste anglais qui, désireux de voir Paris a rencontré… les parisiens et leur solidarité légendaire. Pour finir tout de même sur une note d’espoir, le tour de montgolfière de Jim et Clémence s’acheva en chanson et en Turquie. Quelle note d’espoir me direz-vous? Pour fuir les balles des carabines ottomanes, nos deux tourtereaux s’échappèrent et rentrèrent à Poitiers en tracteur. Il y a toujours une place, un siège sur un véhicule quelconque pour rentrer et sortir de nos histoires. Il faut juste ne pas être trop à cheval sur les velours. Et il y aura toujours une place pour vous aux Cariatides les derniers mercredis du mois, aussi nombreux que vous soyez… Mais essayez d’arriver tôt quand-même….

    Pascal