« To be or not to be »

Les spectacles,Non classé,Quintet 3 novembre 2014 15 h 50 min
« Hamlet » de Shakespeare
Mercredi 29 octobre aux Cariatides, les coups de théâtre se sont succédés, toujours plus surprenants, enivrants ou tout simplement… drôlissimes ! Le tout soutenu par l’accordéon enthousiaste de Bruno, et ses, tout aussi, enthousiastes – voire optimistes – jeux de mots, qui ont su conquérir le coeur du public.
Bon, pour être honnête, le public, il était déjà chaud bouillant à la base : il n’a pas fallu beaucoup le pousser pour qu’il rit, rêve et embarque le vaisseau pirates ou la Harley Davidson… Dans la petite salle échauffée, l’ambiance était amicale et bienveillante, comme toujours paraît-il ? Dans tous les cas, pour moi la « nouvelle », la découverte de ce « quintet d’improvisation » était un régal.
Nous avons, ensemble, pu nous poser quelques questions philosophiques dignes de Shakespeare. Se protéger d’Ebola ou guérir autrui ? Rester à s’ennuyer au Paradis ou brûler en Enfer ? Rouler en Harley Davidson ou être une princesse ? Et surtout, surtout : qu’est-ce qu’un turbocode ?? Nos courageux joueurs nous ont donné quelques pistes de réponse, parfois pertinentes et toujours cent pour cent déjantées !
En parlant de Shakespeare, saviez-vous qu’après Richard III, il avait écrit « Maxou le Roi Roux » ? Drame en un acte, (re)découvert avec brio par nos cinq joueurs : la chute en fut fatale mais bon sang quelle éclate !
Quelques révélations nous ont touchées au coeur : Caroline aurait vingt-cinq ans – ou quarante-deux, Sylvie n’est pas une si gentille dame sorcière, Arnaud n’a pas un accent chinois mais une paralysie faciale et la trompe de l’éléphant est trop grosse.
Zlatan et son yoyo nous ont ému en chanson, Pascal a bien failli finir mangé par les requins mais a réussi à séduire le capitaine pirate avec une manucure, Caroline et Arnaud se sont écrit des lettres lors d’une épistolaire (épis-sto-quoi ?) romantique, Maxou fut coach sportif à tendance narcoleptique au Paradis. La démocratie a trouvé son nouveau slogan : « fermez vos gueules », tandis que dans l’opposition, une psy se faisait déborder par son patient pas toujours tout seul en lui-même.
Au final, « to be or not to be » ?
Si c’est pour raconter de belles histoires, et rire autant, moi je dis : être et profiter, encore et encore et encore !
PS : un alexandrin s’est glissé dans ces mots. Saurez-vous le retrouver ?
Lisa

Repondre

required

required

optional