« Tenter, sans force et sans armure, d’atteindre l’inaccessible étoile. »

En images,Les spectacles,Photos,Rencontres 8 janvier 2014 12 h 56 min

Extrait de La Quête, Jacques Brel.

Jouer un match avec les Malades de l’imaginaire c’est comme retrouver, à l’occasion d’une fête familiale, ce cousin perdu de vu avec lequel on a passé tous nos étés chez mémé à la campagne. On se regarde, on se salue poliment, on se jauge un peu en mesurant les effets du temps, mais très vite reviennent des réflexes communs ; des serments à la vie à la mort ; des jeux d’enfants aux règles connues de nous seuls.

Voilà pourquoi, lors du match d’improvisation qui s’est joué à la Camilienne, entre les Malades et Kremlimpro, ce 7 décembre 2013, après quelques improvisations de courtoisie, il était si difficile de savoir qui était qui. Malades ou Kremlinois ? Du 12e ou de la banlieue ? Il n’y avait plus qu’une bande de gosses tous de la même famille en train de jouer aux mafieux et aux policiers, aux pirates ou aux couples en crise. Sous la surveillance bienveillante de l’arbitre Philippe Saïd, les deux équipes ont exploré nombre d’univers. Parfois avec justesse, avec enthousiasme toujours. Du grand plongeon dans le monde du silence à l’attaque de zombies dans le PMU du coin, en passant par la joute verbeuse d’escrimeuses bavardes, c’est le plaisir de la rencontre, des retrouvailles, qui, comme à chaque match entre ces deux équipes, a conquis le public nombreux de la Porte de Charenton.

Et si vous vous dites à l’issue de cette lecture que, bien que fort agréable dans le ton, cet article n’avait pas grand-chose à voir avec la petite citation en amorce empruntée au grand Jacques vous auriez raison. Mais cela voudrait dire aussi que vous ne connaissez pas Carole, dite Méméxo…ou que vous n’avez pas vu le match…ou les deux à la fois. Et dans chacun de ces cas, c’est dommage pour vous !

Pascal

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